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Le Canada a enregistré l'un des plus faibles taux d'accroissement démographique observés au cours d'une période intercensitaire. De 1996 à 2001, la population du pays a augmenté de 1 160 333 personnes, une hausse de 4,0 %. Le 15 mai 2001, le recensement a dénombré 30 007 094 personnes, par comparaison à 28 846 761 lors de celui de 1996. Comparativement au début des années 1990, le taux de croissance a diminué dans toutes les provinces, sauf en Alberta.
Seuls trois provinces et un territoire ont présenté un taux de croissance supérieur à la moyenne nationale de 4,0 %. La population de l'Alberta a grimpé en flèche, affichant un taux de 10,3 %, comparativement à 5,9 % pour la période allant de 1991 à 1996. L'Ontario a vu sa population s'accroître de 6,1 %, la Colombie-Britannique, de 4,9 %, et le Nunavut, de 8,1 %.
La population a peu varié dans six provinces : l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, le Québec, le Manitoba et la Saskatchewan ont enregistré de faibles taux d'accroissement compris entre -1,5 % et +1,5 %.
La population de Terre-Neuve-et-Labrador a pour sa part diminué pour une deuxième période intercensitaire de suite. De 1996 à 2001, la population de la province a chuté de 7,0 %, une baisse équivalant à plus du double du taux enregistré au cours des cinq années précédentes (2,9 %). Le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest ont aussi vu leur population diminuer de plus de 5,0 %.
Dans l'ensemble du Canada, l'immigration s'est avérée le principal facteur de l'accroissement démographique pour la période allant de 1996 à 2001, alors que le pays a enregistré une baisse d'environ un tiers au chapitre de l'accroissement naturel (la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès) par comparaison à la période quinquennale précédente.
La tendance en matière d'urbanisation s'est poursuivie. En 2001, 79,4 % des Canadiens vivaient dans une région urbaine comptant 10 000 habitants ou plus, comparativement à 78,5 % en 1996.
Dans 7 des 27 régions métropolitaines de recensement, le rythme de croissance équivalait à deux fois ou plus celui de la moyenne nationale de 4,0 %. Calgary, Oshawa et Toronto ont connu les taux de croissance les plus élevés.
De 1996 à 2001, la population du Canada s'est davantage concentrée dans quatre grandes régions urbaines : le Golden Horseshoe étendu (région en forme de fer à cheval qui borde l'extrémité ouest du lac Ontario), dans le sud de l'Ontario; Montréal et la région avoisinante; la région du Lower Mainland et du sud de l'île de Vancouver, en Colombie-Britannique; le corridor Calgary-Edmonton1. De 1996 à 2001, ces quatre régions combinées ont crû de 7,6 %, alors que la croissance était pratiquement nulle (+0,5 %) dans le reste du pays. En 2001, 51 % de la population canadienne vivait dans l'une de ces régions, comparativement à 49 % en 1996.
1La désignation de ces régions est fondée sur le fait que la croissance démographique observée entre 1996 et 2001 s’y est concentrée. Les régions métropolitaines d’Ottawa - Hull (comptant plus d’un million d’habitants en 2001), de Windsor et d’Halifax ont aussi connu un accroissement de population important pendant cette période.
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