De 1996 à 2001, les régions rurales et les petites villes, c'est-à-dire les régions situées à l'extérieur des centres urbains ayant une population de 10 000 habitants ou plus, ont enregistré une diminution de population de 0,4 %. La population de ces régions a chuté dans chaque province, sauf en Ontario, au Manitoba et en Alberta. En 2001, 20,3 % des Canadiens vivaient en région rurale ou dans une petite ville, en baisse par rapport à 21,5 % en 1996.
L'accroissement dans les petites villes et les régions rurales dépendait de la proportion de résidents faisant la navette vers des centres urbains. Dans les régions rurales où plus de 30 % des habitants faisaient la navette vers des centres urbains, la population s'est accrue de 3,7 %. Cette croissance était principalement attribuable aux personnes ayant déménagé tout juste à l'extérieur des limites urbaines pour vivre dans un environnement plus rural.
Exception faite des régions les plus éloignées, les régions rurales et les petites villes ayant une proportion de navetteurs inférieure à 30 % ont connu une diminution de population. De 1996 à 2001, cette diminution a été causée par la migration. De plus, en raison de leur population vieillissante, leur taux d'accroissement naturel était faible et, dans certains cas, négatif.
La population des régions rurales les plus éloignées a augmenté de 1 %. Le taux d'accroissement naturel y était assez élevé pour annuler les effets de la migration vers l'extérieur. Cela peut s'expliquer par le taux de natalité élevé chez les Autochtones.
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