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Provinces et territoires ayant des taux de croissance supérieurs à la moyenne

De 1996 à 2001, trois provinces et un territoire ont affiché des taux de croissance supérieurs à la moyenne canadienne de 4,0 %. L'Alberta a enregistré, et de loin, le taux de croissance le plus élevé : 10,3 %, soit plus de 2,5 fois la moyenne nationale. En Ontario, ce taux s'élevait à 6,1 %, tandis qu'il était de 4,9 % en Colombie-Britannique et de 8,1 % au Nunavut.

Le Recensement de 2001 a compté 2 974 807 personnes en Alberta, soit 9,9 % de la population canadienne dénombrée (comparativement à 9,3 % en 1996). L'économie prospère de cette province a été à l'origine d'un gain net d'environ 140 000 migrants en provenance d'autres régions du pays. Cette situation contraste nettement avec celle ayant prévalu de 1986 à 1991, alors que les sorties avaient excédé les entrées. La population de l'Alberta a connu la croissance la plus élevée depuis le début des années 1980, époque où le boom pétrolier était à son apogée.

Chutes Niagara, OntarioEn Ontario, le recensement a dénombré 11 410 046 personnes, en hausse de plus de 656 000 personnes depuis 1996. Il s'agit de la plus forte augmentation (en chiffres absolus) parmi les provinces. Ce gain comptait pour 57 % de la croissance démographique totale du Canada entre 1996 et 2001. La population de l'Ontario représentait 38 % de la population du pays en 2001.

La croissance de 6,1 % enregistrée en Ontario est attribuable au niveau élevé d'immigration : plus de la moitié des immigrants au Canada se sont établis en Ontario au cours des cinq dernières années. Contrairement à la situation de l'Alberta, le solde migratoire, quoique positif en Ontario, n'a pas contribué de façon significative à la croissance démographique de cette province.

Inukshuk InuitLa Colombie-Britannique est la seule province dont la population a crû à un rythme supérieur à la moyenne nationale, et ce, depuis que la province s'est jointe à la Confédération en 1871. Le recensement a dénombré 3 907 738 personnes en Colombie-Britannique, en hausse de 4,9 % par rapport à 1996. Bien que le taux de croissance de cette province ait été plus élevé que la moyenne nationale, il était plus de deux fois inférieur à celui enregistré de 1991 à 1996 (13,5 %). En fait, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, la Colombie-Britannique détenait le plus haut taux de croissance de toutes les provinces.

Ce ralentissement de la croissance s'explique principalement par des changements importants dans les échanges migratoires entre les provinces. De 1996 à 2001, la Colombie-Britannique a enregistré à ce chapitre un déficit migratoire d'environ 40 000 personnes. En comparaison, le gain net migratoire de la période de 1991 à 1996 était de 170 000 personnes. Cependant, le déficit migratoire de la dernière période quinquennale a été plus que compensé par le grand nombre d'immigrants internationaux qui s'y sont établis.

Cliquer pour visionner un profil de NunavutSelon le Recensement de 2001, un seul des trois territoires a vu sa population augmenter : le Nunavut, nouvellement créé en avril 1999. Environ 26 745 personnes y habitaient, soit 8,1 % de plus que le nombre de personnes vivant à l'intérieur des mêmes frontières au moment du Recensement de 1996. Le taux de croissance du Nunavut s'explique principalement par le taux de natalité élevé au sein de la population inuite et par le développement de la capitale, Iqaluit, dont la population a augmenté de
24,1 %. Au Nunavut, la moitié de la croissance a été enregistrée à Iqaluit.

Bien que supérieur à la moyenne nationale, le taux de croissance du Nunavut a diminué substantiellement. Si le territoire avait officiellement existé en 1996, le recensement de cette année-là aurait indiqué une croissance démographique de 16,4 % par rapport au recensement précédent. Le ralentissement révélé par le Recensement de 2001 est dû à la diminution de l'accroissement naturel et au déficit migratoire résultant de la migration vers d'autres provinces et territoires.


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Modifié: 2003 01 20 Avis importants